Exposition

Je ne regrette rien

Prix Marcel Duchamp, Grand Palais, Paris octobre 2014

En écho à la prophétie de Marcel Duchamp « The great artist will go underground », Théo Mercier propose avec Je ne regrette rien une réécriture fantasmagorique des mythes de l’Atlantide et du continent austral, ceux-là mêmes qui ont poussé les explorateurs européens à découvrirent l’Île de Pâques et ses mystérieuses statues géantes Moais au 18e siècle. Refusant la position d’explorateur impuissant, Théo Mercier cherche à retrouver la mana* des arts primordiaux qui préexistaient à l’invention du mot « art » lui-même. Cette recherche le mène du côté d’un nouvel âge de pierre, de l’émail au marbre, les miniatures de ruines d'aquarium à la figure centrale du Moai évoquent la persistance des mythes à l’ère de la reproduction de masse.

* Puissance magique émanant de tous les êtres vivants et dont les chefs de l’Île de Pâques étaient tout particulièrement pourvus. La mana leur permettait notamment de mouvoir les Moais jusqu'à leur emplacement.


Je ne regrette rien, 2014, vue d'installation, Grand Palais